Tic à l'appui et tic de l'ours : ce que la preuve dit des stéréotypies du cheval
Un pour cent seulement des chevaux tiqueurs ont commencé après un contact avec un tiqueur, alors que près de la moitié des détenteurs croient à l'imitation.
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Résumé
Le tic à l'appui et le tic de l'ours sont des stéréotypies : des séquences de mouvements répétées et uniformes, sans but reconnaissable. Les données contredisent deux idées répandues. Dans une enquête auprès de détenteurs américains, un pour cent seulement des chevaux tiqueurs avaient commencé après un contact avec un cheval qui tiquait, et l'étendue du contact avec les congénères n'était pas liée au risque. Colliers, muselières et opérations suppriment le comportement sans lever la motivation sous-jacente.
20sources primaires
20 %dont niveau 1 à 2
1espèces étudiées
1998–2026années de publication
L'essentiel
Dans une enquête suisse représentative portant sur 2'536 chevaux, le tic à l'appui, le tic de l'ours et la déambulation dans le box concernaient 3,5 pour cent des animaux ; les comportements anormaux dans leur ensemble, 16,5 pour cent.
48,8 pour cent des détenteurs interrogés aux États-Unis tenaient le tic à l'appui pour un comportement qui s'imite, alors que 1,0 pour cent seulement des chevaux concernés avaient commencé après un contact avec un tiqueur.
Dans une enquête menée dans 300 établissements anglais, 67 à 79 pour cent empêchaient le comportement par un moyen mécanique, tandis que 35 à 43 pour cent seulement tentaient d'agir sur les conditions qui le déclenchent.
Dans plusieurs études cas-témoins, les chevaux tiqueurs présentaient une probabilité nettement plus élevée d'incarcération de l'intestin grêle dans le foramen épiploïque ; savoir si empêcher le comportement y change quelque chose n'a jamais été testé.
Le domaine ne dispose d'aucune revue systématique avec estimation d'effet : les essais comportementaux portent sur six à une bonne vingtaine de chevaux, et les chiffres de fréquence proviennent d'enquêtes.
Ce que sont le tic à l'appui et le tic de l'ours, et quelle est leur fréquence
Les stéréotypies sont des séquences de mouvements répétées et uniformes, sans but reconnaissable. Dans le tic à l'appui, le cheval pose ses incisives supérieures sur un objet fixe, contracte la musculature de l'encolure inférieure et émet en même temps un son guttural. Dans le tic de l'ours, il déplace à l'arrêt son poids d'un antérieur sur l'autre de façon rythmique et balance latéralement la tête et l'encolure. La déambulation dans le box désigne le fait d'en parcourir toujours le même trajet. La recherche analyse le plus souvent ces trois schémas ensemble, parce que les enquêtes les répartissent de manière comparable.
Pour la Suisse, la question de la fréquence ne trouve qu'un seul chiffre. Une enquête écrite représentative a recensé 2'536 chevaux dans 622 établissements. Pour 418 d'entre eux, soit 16,5 pour cent, les établissements décrivaient un comportement anormal. Le tic à l'appui, le tic de l'ours et la déambulation dans le box réunis concernaient 89 chevaux, soit 3,5 pour cent. Les autres comportements anormaux, comme le grattage du sol, le jeu de langue, les mouvements brusques de la tête ou les coups de pied contre la paroi du box, représentaient 11,1 pour cent. Ces chiffres datent de 2002 et n'ont pas été actualisés depuis.
Le tic à l'appui est-il plus fréquent dans certaines races ?
Dans une enquête américaine, la fréquence globale du tic à l'appui s'établissait à 4,4 pour cent, et les pur-sang étaient la race la plus touchée. L'équipe de recherche estime pour cette raison qu'une prédisposition génétique mérite d'être examinée, et pas seulement le mode de détention. Ce travail ne permet toutefois pas d'en tirer une fréquence fiable par race.
Quand les stéréotypies apparaissent : la piste mène au sevrage
La description la plus précise du début vient d'une étude prospective qui a suivi 225 jeunes pur-sang et croisements de pur-sang pendant quatre ans. Un bon tiers de ces chevaux, 34,7 pour cent, a développé un comportement anormal durant cette période. Les différents schémas n'apparaissaient pas en même temps, mais dans un ordre reconnaissable.
Proportion et âge médian au début de chaque schéma comportemental, dans une étude de suivi prospective portant sur 225 jeunes pur-sang et croisements de pur-sang.
Comportement
Part des 225 chevaux
Âge médian au début
Rongement du bois
30,3 pour cent
30 semaines
Tic à l'appui
10,5 pour cent
20 semaines
Tic de l'ours
4,6 pour cent
60 semaines
Déambulation dans le box
2,3 pour cent
64 semaines
un comportement anormal quelconque
34,7 pour cent
non rapporté
Un élément de l'alimentation ressortait : lorsque de l'aliment concentré était distribué après le sevrage, le taux d'apparition de nouveaux cas de tic à l'appui était plus de quatre fois supérieur. Deux autres associations concernaient le comportement anormal dans son ensemble, et non le tic à l'appui en particulier : un sevrage avec mise à l'écurie plutôt qu'au pré allait de pair avec un taux plus de deux fois supérieur, un logement en bâtiment plutôt qu'au pré avec un taux deux fois et demie supérieur. Les poulains de juments de rang social élevé développaient plus souvent un comportement anormal que ceux de juments de rang moyen ou bas.
Une revue ancienne, publiée en 1999, replace ces observations : la majorité des stéréotypies du cheval débute dans le mois qui suit le sevrage, lorsque l'environnement alimentaire et social du poulain change du tout au tout. Le même travail juge l'explication courante par l'ennui trop générale pour être utile à l'écurie.
Ces chiffres décrivent une seule population d'élevage, et ils décrivent l'apparition, non la disparition. Toutes les associations trouvées vont de la pratique d'élevage au début du comportement. Sur un schéma déjà installé, cette étude ne dit rien.
Contagion : l'idée que les données contredisent le plus nettement
Dans une enquête menée auprès de détenteurs de tous les États-Unis, 54,4 pour cent des personnes interrogées tenaient les conditions de vie pour la cause dominante du tic à l'appui, et 48,8 pour cent partaient du principe que les chevaux apprennent ce comportement les uns des autres par observation. La même enquête demandait aussi comment le comportement avait réellement commencé chez les chevaux concernés. Chez 1,0 pour cent d'entre eux, cela s'était produit après que le cheval eut rencontré un congénère qui tiquait.
Le second constat est tout aussi net. 86 pour cent des chevaux recensés se trouvaient au pré avec d'autres chevaux, et l'étendue du contact avec les congénères n'était statistiquement pas liée au risque. L'équipe de recherche en conclut qu'il existe peu d'indices en faveur d'un apprentissage par imitation et que l'isolement des chevaux concernés peut provoquer un stress inutile.
Pourquoi cette idée tient malgré tout, une étude d'entretiens qualitative le montre. Les personnes qui n'avaient jamais eu la charge d'un cheval tiqueur citaient l'imitation comme un thème fort et ne voulaient pas d'un tel cheval. Celles qui en avaient un n'y croyaient pas, sur la foi de leur propre observation, et en auraient acheté ou pris en charge un autre. Une revue de 1999 aboutissait déjà à la même conclusion : les récits anecdotiques d'imitation ne trouvent ni preuve directe ni preuve indirecte.
Les conséquences de cette croyance se mesurent. Une enquête téléphonique menée dans 300 établissements anglais, totalisant 8'427 chevaux, a montré que 30 à 48 pour cent des établissements tenaient les chevaux concernés à l'écart des autres. Dans les écoles d'équitation, 32 pour cent n'accueillaient pas de tels chevaux, dans les écuries de compétition 17 pour cent, dans les écuries de course 4 pour cent.
Ce que font réellement le collier anti-tic, la muselière et l'opération
L'essai méthodologiquement le plus solide sur les dispositifs anti-tic est un essai croisé randomisé mené sur huit chevaux chez lesquels le tic était installé. Ils ont porté successivement deux colliers anti-tic différents et une muselière, chaque dispositif pendant sept jours, avec sept jours sans dispositif entre chacun. Les trois ont nettement abaissé la fréquence du tic par rapport aux périodes de comparaison, et aucun n'était meilleur que les autres. Le comportement ne cessait pas pour autant : il était empêché pendant le port.
Un cheval tique-t-il davantage après le retrait du dispositif ?
Sur ce point, deux essais randomisés se contredisent. Dans l'essai croisé de 2016, le jour suivant le retrait ne se distinguait ni de la période précédant la pose ni des périodes de comparaison. Un essai plus ancien, de 1998, dans lequel huit chevaux n'avaient porté le collier que 24 heures, a trouvé le lendemain nettement plus de tic qu'auparavant.
L'équipe de recherche de 1998 a interprété cette hausse comme l'indice d'une motivation interne qui augmente pendant l'empêchement, et a écarté explicitement deux explications concurrentes évidentes. Les deux essais portent sur huit chevaux, tous deux ne mesurent qu'un seul jour après le retrait, et la durée de port diffère d'un facteur sept. La question est donc ouverte, et non tranchée.
Pour la voie chirurgicale, on dispose d'une série de cas portant sur 119 chevaux opérés entre 1994 et 2012. Sur les 90 animaux suivis, 76, soit 84,4 pour cent, ne tiquaient plus depuis plus d'un an. 14 ont recommencé, en moyenne après six mois. Lorsque le tic existait depuis plus de trois ans avant l'intervention, la perspective de succès était nettement moindre. Chez 22,2 pour cent, des complications sont survenues : hématomes, accumulations de sérosité, infections ou écoulement persistant de la plaie.
Cette série n'a pas de groupe de comparaison, le suivi manque pour 29 des 119 chevaux, et la mesure a porté exclusivement sur l'absence du mouvement. Savoir si le cheval va mieux ensuite n'a pas été relevé : ni le bien-être, ni la motivation résiduelle, ni le risque de colique.
Stress, cognition et sensibilité : ce que les stéréotypies disent du cheval
Un essai a comparé 22 chevaux tiqueurs à 21 chevaux non tiqueurs sous une réaction de stress déclenchée par voie pharmacologique. La fréquence cardiaque et sa variabilité ne différaient pas. Le cortisol salivaire était en moyenne plus élevé chez les tiqueurs. La répartition à l'intérieur de ce groupe est instructive : les tiqueurs qui n'ont pas tiqué pendant les trois heures présentaient des valeurs nettement plus élevées que les chevaux de comparaison ; ceux qui ont tiqué, non.
L'équipe de recherche interprète dès lors le tic à l'appui comme une stratégie d'adaptation qui aide à abaisser le taux de cortisol dans les situations éprouvantes, et en conclut qu'empêcher le comportement serait alors inadapté. La dispersion invite à la prudence : les moyennes sont proches les unes des autres, les plages de valeurs se recouvrent largement, et les groupes étaient définis par une caractéristique préexistante, non par tirage au sort.
Deux autres travaux font le ménage dans les hypothèses secondaires. Dans quatre tâches d'apprentissage, dont deux tâches d'inversion, les chevaux tiqueurs ont eu besoin d'autant d'essais que les chevaux de comparaison pour atteindre le critère d'apprentissage et ont montré les mêmes réactions circulatoires. Le comportement stéréotypé ne va donc pas de pair avec de moins bonnes performances d'apprentissage. L'équipe de recherche précise toutefois que les chevaux n'ont délibérément pas été empêchés de tiquer pendant les tâches.
Dans une batterie de tests standardisée portant sur 19 chevaux tiqueurs et 18 chevaux non tiqueurs, les groupes ne différaient ni par la réactivité envers l'être humain, ni par le comportement social, ni par l'activité locomotrice, ni par la curiosité. Une seule caractéristique ressortait : les tiqueurs réagissaient plus fortement au toucher. Il n'en découle pas un profil de personnalité globalement différent, et le sens de la relation reste ouvert.
Estomac et intestin : la piste corporelle
Un essai mené sur 35 jeunes chevaux a comparé pendant 14 semaines 19 animaux qui venaient de commencer à tiquer et 16 animaux sans particularité. Lors de la première gastroscopie, la muqueuse de l'estomac des poulains tiqueurs était nettement plus lésée et plus enflammée. L'acidité des crottins était elle aussi plus basse, avec un pH de 6,05 contre 6,58.
Après cet examen, les animaux ont été répartis au hasard entre une ration à effet tampon et une ration témoin. La ration tamponnante a nettement amélioré l'état de l'estomac. Le tic à l'appui a cependant régressé chez la plupart des poulains indépendamment de l'alimentation, avec seulement une tendance à un recul plus marqué sous la ration tamponnante. Sont donc établis un lien avec l'estomac et un effet de la ration sur l'estomac, mais non une disparition du comportement par le traitement de l'estomac.
Un estomac malade cause-t-il le tic à l'appui ?
Ce n'est pas élucidé. L'étude montre que les jeunes tiqueurs avaient des estomacs plus abîmés, elle ne montre pas ce qui est venu en premier. L'inflammation peut précéder le comportement ou le suivre, notamment parce qu'un effet du tic sur la salivation et le transit intestinal est supposé. Les deux hypothèses sont compatibles avec les données disponibles.
Colique : le risque de santé le mieux documenté
Le lien le plus fort entre le tic à l'appui et une maladie concerne une forme de colique rare mais grave : l'incarcération de l'intestin grêle dans le foramen épiploïque, une ouverture naturelle étroite de la partie haute de l'abdomen. Dans une étude cas-témoins internationale portant sur 109 chevaux atteints et 310 chevaux de comparaison, le tic à l'appui était de loin le facteur le plus fort. La marge d'incertitude de l'estimation va toutefois d'un peu plus de 15 fois à près de 300 fois : qu'un lien existe est donc certain, quelle est son ampleur ne l'est pas.
Une analyse plus ancienne conduite dans deux cliniques universitaires montre la même direction et, en même temps, à quel point l'ampleur reste instable. Dans l'Illinois, 13 chevaux atteints sur 19 avaient un antécédent de tic à l'appui, contre 2 sur 34 chevaux porteurs d'autres lésions étranglantes de l'intestin grêle. À Liverpool, il s'agissait de 24 sur 49 contre 72 sur 687 chevaux en colique d'autre origine. Les ordres de grandeur estimés diffèrent de plus du quadruple entre les deux cliniques.
La fréquence des coliques chez les chevaux tiqueurs a été étudiée par une enquête britannique portant sur 367 chevaux tiqueurs issus de la population équine générale. 130 d'entre eux, soit 35,4 pour cent, ont eu au moins une colique au cours de leur vie, pour un total de 672 épisodes, dont 13 avec opération. Au cours des douze mois précédents, 67 chevaux sur 331 suivis en continu avaient eu une colique. Étaient liés au risque, entre autres, un temps d'écurie plus long en automne et un comportement déclenché par la prise alimentaire.
Cette enquête manque d'un groupe de comparaison de chevaux non tiqueurs : les 35,4 pour cent ne se comparent à rien à l'intérieur de l'étude. Une étude cas-témoins sur la colique récidivante fournit cette comparaison. Le tic à l'appui y allait de pair avec une probabilité de nouvelle colique environ dix fois plus élevée, le tic de l'ours avec une probabilité un peu moins de quatre fois plus élevée. Pour le tic de l'ours, c'est l'un des rares chiffres publiés sur une conséquence de santé, et il provient d'un modèle unique reposant sur 59 cas.
Détention et alimentation : ce que suggèrent les données d'observation
L'analyse pertinente pour la Suisse a examiné 60 facteurs de risque possibles chez 2'341 chevaux de 622 établissements. Onze ressortaient à l'examen isolé, trois subsistaient dans l'analyse conjointe : des chevaux de sang et des pur-sang adultes décrits comme réactifs par les personnes qui s'en occupent, une distribution en quatre repas par jour et l'absence de sortie quotidienne au pré.
Ce que l'équipe de recherche en déduit, elle le désigne expressément comme une hypothèse : une prévention agissant sur les causes devrait miser sur des conditions de détention permettant le contact corporel entre chevaux, sur un mouvement libre quotidien et sur beaucoup de fourrage grossier avec peu ou pas d'aliment concentré. Ces hypothèses seraient à vérifier par l'expérimentation ou par d'autres études d'observation. À ce jour, elles ne l'ont pas été.
Une revue de 2021 a dépouillé des travaux en trois langues et a trouvé une très grande dispersion des fréquences rapportées d'une étude à l'autre. Entre les enquêtes et l'observation directe du comportement, il n'y avait à cet égard pas de différence notable. Elle désigne comme facteur d'influence principal sur l'apparition et la fréquence une conduite alimentaire inadaptée. Elle ne donne pas de fréquence moyenne.
Sur la technique d'affouragement, on dispose d'une synthèse semi-systématique de 26 travaux publiés entre 2009 et 2025. Les filets à foin et les râteliers à distribution lente allongeaient la durée d'ingestion d'environ 40 pour cent selon la taille des mailles et le type de fourrage, et abaissaient les pertes de fourrage, dans le meilleur des cas, de 57 à 6 pour cent. Un recul du tic à l'appui et du tic de l'ours y est rapporté comme un effet secondaire observé, de façon qualitative et sans indication d'une taille d'effet. Les dispositifs trop restrictifs déclenchaient en revanche de la frustration, et les filets suspendus haut augmentaient la tension de la musculature de l'encolure.
Cinq affirmations répandues sur le tic à l'appui, confrontées chacune au devis d'étude le plus solide trouvé
Tableau original
Pour chaque affirmation répandue dans le quotidien de l'écurie, on a inscrit le devis méthodologiquement le plus solide trouvé dans cette recherche, puis le résultat qui y est rapporté, et dans la dernière colonne la conclusion que ce devis, précisément, ne soutient pas.
Affirmation répandue
Meilleur devis trouvé
Ce que montrent les données
Ce qui n'en découle pas
Les chevaux prennent le tic à l'appui les uns sur les autres
Enquête nationale auprès des détenteurs, avec indication du début du comportement
1,0 pour cent ont commencé après un contact avec un tiqueur ; l'étendue du contact avec les congénères n'était pas liée au risque
Que l'imitation soit totalement exclue dans un cas isolé
Un collier anti-tic le fait passer
Essai croisé randomisé sur huit chevaux, sept jours par dispositif
Colliers et muselière ont abaissé la fréquence pendant le port, sans différence entre eux
Que la motivation disparaisse ou que le comportement cesse
Après le retrait, le cheval tique davantage
Deux essais randomisés aux résultats opposés
En 1998, plus de tic le jour suivant 24 heures d'empêchement ; en 2016, aucune différence après sept jours
Que la question soit tranchée, dans un sens ou dans l'autre
L'opération résout le problème
Série de cas rétrospective sans groupe de comparaison, 90 chevaux suivis
84,4 pour cent ne tiquaient plus depuis plus d'un an, 22,2 pour cent ont eu des complications
Que le cheval aille mieux ensuite : le bien-être n'a pas été mesuré
Les tiqueurs sont plus stressés que les autres chevaux
Essai cas-témoins avec test de stimulation sur 22 et 21 chevaux
Cortisol salivaire en moyenne plus élevé, avec des plages de valeurs largement recouvrantes
Que le stress soit la cause, ou que le tic engendre le stress
Le tic à l'appui rend les chevaux moins aptes à apprendre
Essai cas-témoins avec quatre tâches d'apprentissage
Aucune différence dans le nombre d'essais jusqu'au critère d'apprentissage ni dans la réaction circulatoire
Que cela vaille aussi lorsque le tic est empêché pendant l'épreuve
Le tic à l'appui provoque des coliques
Plusieurs études cas-témoins sur des populations de clinique et de terrain
Probabilité nettement plus élevée, la plus marquée pour l'incarcération dans le foramen épiploïque
Qu'empêcher le comportement abaisse le risque de colique
Le tic de l'ours est plus anodin que le tic à l'appui
Une étude cas-témoins sur la colique récidivante, 59 cas
Le tic de l'ours y allait aussi de pair avec une nouvelle colique, probabilité un peu moins de quatre fois plus élevée
Que les conséquences des deux schémas se comparent directement
Limites et incertitudes
Il n'existe sur le tic à l'appui et le tic de l'ours aucune revue systématique assortie d'estimations d'effet agrégées. La synthèse de 2021 repose sur de la statistique descriptive et sur une exploitation de données, sans évaluation formelle du risque de biais. La consigne rédactionnelle d'appuyer au moins la moitié des sources au niveau de la revue systématique, de la méta-analyse ou de l'essai randomisé n'est pas tenable dans ce domaine : quatre seulement des travaux utilisés ici atteignent ce niveau.
Les essais comportementaux portent sur six à une bonne vingtaine de chevaux par groupe. Les deux essais randomisés sur les dispositifs anti-tic aboutissent, pour des durées de port différentes, à des résultats opposés, et tous deux ne mesurent la période suivant le retrait que pendant un seul jour.
Le seul chiffre de fréquence rapporté à une population pour la Suisse provient d'une enquête écrite de 2002, dont le taux de réponse dépassait à peine un tiers. Les deux publications suisses reposent sur la même enquête et ne constituent pas des preuves indépendantes l'une de l'autre.
Les chiffres sur la colique proviennent de populations de clinique et d'enquête, dans lesquelles le comportement a été indiqué après coup par les personnes qui s'occupent des chevaux. Les ordres de grandeur estimés varient fortement d'un lieu d'étude à l'autre, et l'enquête qui compte le plus de chevaux tiqueurs ne possède aucun groupe de comparaison.
La série chirurgicale n'a pas de groupe de comparaison, le suivi manque pour environ un quart des chevaux opérés, et seule l'absence du mouvement comptait comme succès. Ni le bien-être, ni la motivation résiduelle, ni le risque de colique n'ont été relevés après l'intervention.
Presque toutes les associations avec la détention et l'alimentation proviennent d'études d'observation. Aucun des facteurs cités n'a jusqu'ici été testé comme mesure préventive dans un essai contrôlé, et les données d'élevage concernent une seule population de pur-sang.
Questions ouvertes
La motivation à tiquer augmente-t-elle pendant l'empêchement mécanique, et le résultat dépend-il de la durée pendant laquelle le dispositif est porté ?
La plus grande sensibilité au toucher des chevaux tiqueurs précède-t-elle le comportement, ou résulte-t-elle d'une contrainte de longue durée ?
Davantage de fourrage grossier, un mouvement libre quotidien et le contact corporel entre chevaux abaissent-ils la fréquence des stéréotypies lorsqu'on les modifie délibérément dans un essai contrôlé ?
La lésion de l'estomac des jeunes tiqueurs précède-t-elle le comportement, ou apparaît-elle seulement avec lui ?
Questions fréquentes
Mon cheval peut-il prendre le tic à l'appui sur un autre ?
Il n'y a guère de preuves en ce sens. Dans une enquête menée auprès de détenteurs de tous les États-Unis, 48,8 pour cent des personnes interrogées tenaient le tic à l'appui pour un comportement qui s'imite, alors que chez 1,0 pour cent seulement des chevaux concernés le comportement avait débuté après une rencontre avec un tiqueur. 86 pour cent des chevaux se trouvaient au pré avec d'autres, et l'étendue du contact avec les congénères n'était pas liée au risque. Une revue de 1999 n'a trouvé pour ces récits anecdotiques ni preuve directe ni preuve indirecte. L'imitation dans un cas isolé n'est pas exclue pour autant, mais comme voie d'apparition essentielle elle n'est pas soutenue.
Dois-je séparer un tiqueur des autres chevaux ?
Les données plaident contre. L'équipe de recherche de l'enquête américaine retient expressément que l'isolement des chevaux concernés peut provoquer un stress inutile, puisqu'on ne trouve guère d'indices en faveur d'une imitation. Dans la pratique, c'est l'inverse qui se produit : dans une enquête menée dans 300 établissements anglais, 30 à 48 pour cent tenaient les chevaux concernés à l'écart, et selon le type d'établissement, 4 à 32 pour cent n'accueillaient pas de tels chevaux. La manière dont un cheval donné est logé relève néanmoins de l'appréciation sur place, et non d'une règle générale.
Un collier anti-tic sert-il à quelque chose ?
Il supprime le comportement tant qu'il est porté. Dans un essai croisé randomisé mené sur huit chevaux chez lesquels le tic était installé, deux colliers différents et une muselière ont nettement abaissé la fréquence du tic, sans que les dispositifs se distinguent les uns des autres. Savoir si la fréquence remonte après le retrait reste ouvert : l'essai de 2016 n'a trouvé aucune hausse de ce genre après sept jours de port, un essai de 1998 en a trouvé une après 24 heures. L'équipe de recherche de 2016 retient elle-même que l'effort devrait porter sur les conditions de détention plutôt que sur le dispositif.
Peut-on faire perdre le tic à l'appui à un cheval ?
Aucun procédé démontré capable de dissoudre un tic installé n'a été trouvé dans cette recherche. Toutes les données sur l'apparition proviennent de l'élevage et vont de la pratique de détention au début du comportement, non à sa disparition. Les dispositifs testés empêchent le comportement pendant le port. La seule intervention assortie de chiffres durables est chirurgicale, et sa mesure du succès se limite à l'absence du mouvement. Ce qui, dans les données d'observation, allait de pair avec moins de stéréotypies concerne le fourrage grossier, le mouvement libre et le contact social : rien de tout cela n'a été testé comme mesure de prévention.
Le tic à l'appui est-il dangereux pour la santé de mon cheval ?
Un lien avec la colique est établi à plusieurs reprises, son ampleur ne l'est pas. Il est le plus net pour l'incarcération de l'intestin grêle dans le foramen épiploïque, une forme de colique rare mais grave. Dans une enquête portant sur 367 chevaux tiqueurs, 35,4 pour cent avaient eu au moins une colique au cours de leur vie, mais sans groupe de comparaison. Pour la colique récidivante, le tic à l'appui allait de pair avec une probabilité environ dix fois plus élevée. Savoir si empêcher le comportement modifie ce risque n'a jamais été examiné, et aucune étude n'a mesuré le risque de colique après une opération.
Le tic de l'ours est-il aussi problématique que le tic à l'appui ?
On dispose de nettement moins de données sur le tic de l'ours. Dans l'étude prospective d'élevage, 4,6 pour cent des jeunes chevaux se sont mis à le faire, avec un âge médian de 60 semaines, donc sensiblement plus tard que pour le tic à l'appui, à 20 semaines. Sur les conséquences de santé, il n'existe pour l'essentiel qu'un seul chiffre : dans une étude cas-témoins sur la colique récidivante, le tic de l'ours était associé à une probabilité un peu moins de quatre fois plus élevée, le tic à l'appui à une probabilité environ dix fois plus élevée. Ce chiffre provient d'un modèle unique reposant sur 59 cas et ne permet aucune comparaison solide entre les deux schémas.
Les chevaux tiqueurs sont-ils plus difficiles ou moins aptes à apprendre ?
Non, aucun indice n'a été trouvé en ce sens. Dans quatre tâches d'apprentissage, dont deux tâches d'inversion, les chevaux tiqueurs ont eu besoin d'autant d'essais que les chevaux de comparaison pour atteindre le critère d'apprentissage et ont montré les mêmes réactions circulatoires. Dans une batterie de tests standardisée portant sur 19 chevaux tiqueurs et 18 chevaux non tiqueurs, la réactivité envers l'être humain, le comportement social, l'activité locomotrice et la curiosité ne différaient pas. Seule une plus grande sensibilité au toucher ressortait. Une restriction s'impose : dans les tâches d'apprentissage, les chevaux n'ont délibérément pas été empêchés de tiquer, si bien que leurs résultats sous empêchement restent inconnus.
Sources
Albright JD, Mohammed HO, Heleski CR, Wickens CL. Crib-biting in US horses: breed predispositions and owner perceptions of aetiology. Equine Veterinary Journal, 2009 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.2746/042516409x372584 Pour une fréquence globale du tic à l'appui de 4,4 pour cent, 48,8 pour cent des détenteurs tenaient le comportement pour un comportement qui s'imite, alors que 1,0 pour cent seulement des chevaux avaient commencé après un contact avec un tiqueur et que l'étendue du contact avec les congénères n'était pas liée au risque ; l'équipe de recherche en conclut que l'isolement provoque un stress inutile et qu'une prédisposition génétique mérite d'être examinée.
McBride SD, Long L. Management of horses showing stereotypic behaviour, owner perception and the implications for welfare. The Veterinary Record, 2001 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1136/vr.148.26.799 Dans 300 établissements anglais totalisant 8'427 chevaux, 67 à 79 pour cent empêchaient le comportement par un moyen mécanique tandis que 35 à 43 pour cent seulement agissaient sur les conditions qui le déclenchent, et 30 à 48 pour cent tenaient les chevaux concernés à l'écart ; la préoccupation portait sur la performance, les conséquences cliniques et la valeur marchande.
Litva A, Robinson CS, Archer DC. Exploring lay perceptions of the causes of crib-biting/windsucking behaviour in horses. Equine Veterinary Journal, 2010 (Autre | Cheval)DOI 10.1111/j.2042-3306.2009.00025.x Étude d'entretiens qualitative : les personnes qui n'avaient jamais eu la charge d'un cheval tiqueur citaient l'imitation comme un thème fort et ne voulaient pas d'un tel cheval, celles qui en avaient un n'y croyaient pas sur la foi de leur propre observation ; les explications dominantes étaient l'ennui, le stress et l'habitude.
Nicol C. Understanding equine stereotypies. Equine Veterinary Journal. Supplement, 1999 (Autre | Cheval)DOI 10.1111/j.2042-3306.1999.tb05151.x Revue narrative : l'explication par l'ennui est trop générale, la majorité des stéréotypies débute dans le mois qui suit le sevrage, l'imitation entre chevaux ne trouve ni preuve directe ni preuve indirecte, et un empêchement chirurgical ou pharmacologique ne devrait pas être tenté avant l'élimination des causes sous-jacentes.
Waters AJ, Nicol CJ, French NP. Factors influencing the development of stereotypic and redirected behaviours in young horses: findings of a four year prospective epidemiological study. Equine Veterinary Journal, 2002 (Étude de cohorte | Cheval)DOI 10.2746/042516402776180241 Sur 225 jeunes chevaux suivis de façon prospective, 34,7 pour cent ont développé un comportement anormal, le tic à l'appui 10,5 pour cent à un âge médian de 20 semaines et le tic de l'ours 4,6 pour cent à 60 semaines ; l'aliment concentré après le sevrage allait de pair avec un taux de nouveaux cas de tic à l'appui plus de quatre fois supérieur, et de simples changements d'alimentation, de logement et de sevrage pourraient abaisser sensiblement la fréquence.
Bachmann I, Audige L, Stauffacher M. Risk factors associated with behavioural disorders of crib-biting, weaving and box-walking in Swiss horses. Equine Veterinary Journal, 2003 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.2746/042516403776114216 Sur 60 facteurs de risque examinés chez 2'341 chevaux suisses, trois ont subsisté : des chevaux de sang et des pur-sang adultes décrits comme réactifs, quatre repas par jour et l'absence de sortie quotidienne au pré ; la prévention agissant sur les causes qui en est déduite, par le contact corporel, le mouvement libre et beaucoup de fourrage grossier, est expressément désignée par les auteurs comme une hypothèse encore à vérifier.
Bachmann I, Stauffacher M. [Prevalence of behavioral disorders in the Swiss horse population]. Schweizer Archiv fur Tierheilkunde, 2002 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1024/0036-7281.144.7.356 Dans une enquête suisse représentative portant sur 2'536 chevaux, 16,5 pour cent présentaient un comportement anormal et 3,5 pour cent un tic à l'appui, un tic de l'ours ou une déambulation dans le box ; le titre est la traduction indexée par PubMed, le travail lui-même a paru en allemand et repose sur la même enquête que l'analyse des facteurs de risque de 2003.
Seabra JC, Dittrich JR, Vale MMD. Factors Associated With the Development and Prevalence of Abnormal Behaviors in Horses: Systematic Review With Meta-Analysis. Journal of Equine Veterinary Science, 2021 (Méta-analyse | Cheval)DOI 10.1016/j.jevs.2021.103750 La synthèse trouve une très grande dispersion des fréquences rapportées, aucune différence notable entre enquête et observation directe, et désigne une conduite alimentaire inadaptée comme facteur d'influence principal, en s'appuyant toutefois sur de la statistique descriptive et sur une exploitation de données plutôt que sur des estimations d'effet agrégées.
Albright JD, Witte TH, Rohrbach BW, Reed A. Efficacy and effects of various anti-crib devices on behaviour and physiology of crib-biting horses. Equine Veterinary Journal, 2016 (Essai randomisé | Cheval)DOI 10.1111/evj.12534 Dans un essai croisé randomisé sur huit chevaux, deux colliers anti-tic et une muselière ont abaissé le tic à l'appui sans différence entre eux et sans hausse décelable le jour suivant le retrait, tandis que des anneaux gingivaux posés chirurgicalement chez six chevaux n'agissaient que temporairement et étaient probablement douloureux ; l'équipe de recherche demande d'agir sur les conditions de détention plutôt que d'empêcher le comportement par un moyen mécanique.
McGreevy PD, Nicol CJ. The effect of short-term prevention on the subsequent rate of crib-biting in thoroughbred horses. Equine Veterinary Journal. Supplement, 1998 (Essai randomisé | Cheval)DOI 10.1111/j.2042-3306.1998.tb05142.x Un collier anti-tic a empêché le tic à l'appui chez six chevaux sur huit pendant 24 heures, et le lendemain ces chevaux tiquaient nettement plus souvent que les chevaux de comparaison et qu'auparavant, ce que les auteurs interprètent comme une augmentation de la motivation interne pendant l'empêchement.
Nicol CJ, Davidson HP, Harris PA, Waters AJ. Study of crib-biting and gastric inflammation and ulceration in young horses. The Veterinary Record, 2002 (Essai randomisé | Cheval)DOI 10.1136/vr.151.22.658 19 jeunes chevaux ayant commencé peu avant à tiquer avaient au départ des estomacs nettement plus lésés et plus enflammés que 16 chevaux sans particularité, ainsi qu'un pH des crottins plus bas ; une ration à effet tampon attribuée au hasard a amélioré l'état de l'estomac, mais le tic à l'appui a régressé dans les deux groupes, avec seulement une tendance à un recul plus marqué sous cette ration.
Briefer Freymond S, Bardou D, Briefer EF, Bruckmaier R. The physiological consequences of crib-biting in horses in response to an ACTH challenge test. Physiology & Behavior, 2015 (Essai contrôlé | Cheval)DOI 10.1016/j.physbeh.2015.07.015 Chez 22 chevaux tiqueurs et 21 chevaux non tiqueurs, la fréquence cardiaque et sa variabilité ne différaient pas, le cortisol salivaire était en moyenne plus élevé chez les tiqueurs, et seuls les tiqueurs qui n'ont pas tiqué pendant le test présentaient des valeurs nettement plus élevées que les chevaux de comparaison : les auteurs interprètent le tic à l'appui comme une stratégie d'adaptation.
Briefer Freymond S, Ruet A, Grivaz M, Fuentes C. Stereotypic horses (Equus caballus) are not cognitively impaired. Animal Cognition, 2019 (Essai contrôlé | Cheval)DOI 10.1007/s10071-018-1217-8 Dans quatre tâches d'apprentissage comprenant deux tâches d'inversion, les chevaux tiqueurs et non tiqueurs ont eu besoin d'autant d'essais pour atteindre le critère d'apprentissage et ont montré les mêmes réactions circulatoires, les chevaux n'ayant délibérément pas été empêchés de tiquer.
Briefer Freymond S, Bardou D, Beuret S, Bachmann I. Elevated Sensitivity to Tactile Stimuli in Stereotypic Horses. Frontiers in Veterinary Science, 2019 (Étude cas-témoins | Cheval)DOI 10.3389/fvets.2019.00162 19 chevaux tiqueurs et 18 chevaux non tiqueurs ne différaient ni par la réactivité envers l'être humain, ni par le comportement social, ni par l'activité locomotrice, ni par la curiosité, seule la sensibilité au toucher étant accrue chez les tiqueurs ; les auteurs n'en déduisent pas un profil de personnalité globalement différent.
Archer DC, Pinchbeck GK, French NP, Proudman CJ. Risk factors for epiploic foramen entrapment colic: an international study. Equine Veterinary Journal, 2008 (Étude cas-témoins | Cheval)DOI 10.2746/042516408X266079 Chez 109 chevaux atteints et 310 chevaux de comparaison, le tic à l'appui était de loin le facteur le plus fort pour l'incarcération dans le foramen épiploïque, avec toutefois une marge d'incertitude très large ; les auteurs soulignent que la voie causale reste inexpliquée et qu'il n'est pas établi qu'un changement de comportement abaisse le risque.
Archer DC, Freeman DE, Doyle AJ, Proudman CJ. Association between cribbing and entrapment of the small intestine in the epiploic foramen in horses: 68 cases (1991-2002). Journal of the American Veterinary Medical Association, 2004 (Étude cas-témoins | Cheval)DOI 10.2460/javma.2004.224.562 Dans deux cliniques universitaires, 13 chevaux atteints sur 19 et 24 sur 49 avaient un antécédent de tic à l'appui, contre 2 sur 34 et 72 sur 687 chevaux de comparaison, les ordres de grandeur estimés différant de plus du quadruple entre les deux sites ; les auteurs formulent expressément le lien comme une possibilité.
Escalona EE, Okell CN, Archer DC. Prevalence of and risk factors for colic in horses that display crib-biting behaviour. BMC Veterinary Research, 2014 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1186/1746-6148-10-S1-S3 Sur 367 chevaux tiqueurs, 130, soit 35,4 pour cent, avaient eu au moins une colique au cours de leur vie, et étaient liés à ce risque, entre autres, un temps d'écurie plus long en automne ainsi qu'un comportement déclenché par la prise alimentaire ; un groupe de comparaison de chevaux non tiqueurs fait défaut.
Scantlebury CE, Archer DC, Proudman CJ, Pinchbeck GL. Management and horse-level risk factors for recurrent colic in the UK general equine practice population. Equine Veterinary Journal, 2015 (Étude cas-témoins | Cheval)DOI 10.1111/evj.12276 Dans une analyse emboîtée dans une cohorte, avec 59 récidives et 177 chevaux de comparaison, le tic à l'appui allait de pair avec une probabilité de nouvelle colique environ dix fois plus élevée et le tic de l'ours avec une probabilité un peu moins de quatre fois plus élevée, tandis qu'un temps de pâturage plus long n'avait qu'un effet protecteur très faible.
Amaje J, Upton S, Garba UM, Jolayemi KO. The use of hay nets and slow feeders as feeding methods in horse management: A semi-systematic review. Journal of Equine Veterinary Science, 2026 (Autre | Cheval)DOI 10.1016/j.jevs.2025.105762 À partir de 26 travaux des années 2009 à 2025 : les filets à foin et les râteliers à distribution lente allongent la durée d'ingestion d'environ 40 pour cent et abaissent nettement les pertes de fourrage, un recul du tic à l'appui et du tic de l'ours est rapporté de façon qualitative, tandis que des dispositifs trop restrictifs ou suspendus trop haut provoquent de la frustration et davantage de tension dans la musculature de l'encolure ; le travail est déclaré semi-systématique, sans évaluation du risque de biais.
Baia P, Burba DJ, Riggs LM, Beaufrere H. Long term outcome after laser assisted modified Forssell's in cribbing horses. Veterinary Surgery, 2015 (Série de cas | Cheval)DOI 10.1111/j.1532-950X.2014.12125.x Sur les 90 chevaux suivis parmi les 119 opérés, 76, soit 84,4 pour cent, ne tiquaient plus depuis plus d'un an, 14 ont recommencé après six mois en médiane, un tic existant depuis plus de trois ans annonçait l'échec, et 22,2 pour cent ont eu des complications ; le bien-être et le risque de colique n'ont pas été relevés.
ForschungPferd (2026). Tic à l'appui et tic de l'ours : ce que la preuve dit des stéréotypies du cheval. ForschungPferd, Français. https://forschungpferd.ch/fr/sante-equine/tic-a-l-appui-et-tic-de-l-ours-preuves/