Gale de boue chez le cheval : quelles causes sont établies, et lesquelles ne le sont pas
La gale de boue n'est pas un diagnostic mais une réaction de la peau : acariens et flore cutanée modifiée sont constamment retrouvés, pas les champignons.
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Résumé
La gale de boue n'est pas une maladie propre, mais un schéma de réaction de la peau du paturon, aux déclencheurs multiples. On retrouve constamment une infestation par les acariens Chorioptes et une flore cutanée modifiée ; le lien avec les champignons cutanés, lui, n'est pas constant. Pour aucun agent isolé il n'est démontré qu'il cause la gale de boue. La race, les fanons, l'âge et la peau non pigmentée comptent parmi les facteurs de risque les mieux étayés.
21sources primaires
14 %dont niveau 1 à 2
1espèces étudiées
2004–2026années de publication
L'essentiel
La gale de boue nomme un schéma de réaction de la peau, pas un diagnostic : la même lésion du paturon peut relever d'acariens, d'une flore cutanée perturbée, d'une peau non pigmentée ou d'une inflammation des vaisseaux.
Dans une étude belge, 144 des 156 chevaux de trait examinés, soit 92,31 pour cent, portaient des acariens Chorioptes, alors qu'aucun des 142 chevaux de sang examinés dans le même pays n'était infesté.
Dans des données cas-témoins bernoises, Staphylococcus aureus était détectable sur 59,0 pour cent des paturons malades contre 6,3 pour cent chez les chevaux sains ; savoir si la bactérie est cause ou conséquence reste ouvert.
Chez 974 Franches-Montagnes de trois ans, la fréquence atteignait 15,2 pour cent, et les membres portant des balzanes blanches étaient 2,6 fois plus souvent touchés que les membres pigmentés ; la robe ne jouait aucun rôle.
Dans une enquête suisse auprès des détenteurs, 69 pour cent des décisions de traitement ont été prises sans avis vétérinaire, et 62 pour cent des chevaux avaient déjà eu la gale de boue au moins quatre fois.
La gale de boue est un schéma de réaction de la peau, pas un diagnostic
La gale de boue désigne une inflammation de la peau du paturon, typiquement sur sa face postérieure : palmaire aux antérieurs, plantaire aux postérieurs. Une revue bernoise de 2023 retient expressément que ce tableau est un schéma de réaction non spécifique des membres inférieurs, et non un diagnostic. Une revue clinique de 2013 dit la même chose : ce serait un syndrome, non une maladie. Qui en cherche la cause ne cherche donc pas un agent unique, mais la combinaison de prédisposition, de barrière cutanée, de colonisation et d'environnement nouée chez ce cheval.
Cela explique pourquoi la même affection prend des aspects si différents. On décrit une forme squameuse, une forme suintante et croûteuse, et une forme chronique proliférante à épais bourrelets. Chez des chevaux de trait allemands, les formes croûteuse et hyperkératosique-hyperplasique dominaient. Sous le même nom courant circulent en outre des maladies à part entière : l'inflammation des vaisseaux du paturon et le lymphœdème chronique progressif des races de trait.
Pourquoi cette distinction change-t-elle quelque chose au quotidien ?
Parce qu'elle inverse l'ordre des opérations. Lue comme une maladie propre, la gale de boue se traite directement. Lue comme un schéma de réaction, elle impose d'abord de demander à quoi la peau réagit. La revue de 2013 voit dans cette étape omise la raison des échecs thérapeutiques, avis d'expert jamais vérifié dans un essai.
Les acariens : le résultat qui revient le plus constamment
Chorioptes bovis est un acarien de la gale qui vit à la surface de la peau des membres inférieurs. La revue bernoise compte cette infestation parmi les rares liens constamment retrouvés. Son ampleur ressort d'une étude belge sur 156 chevaux de trait et 142 chevaux de sang du même pays : 144 chevaux de trait, soit 92,31 pour cent, portaient des acariens, contre aucun cheval de sang. Chez les poulains, des acariens étaient décelables dès le sixième jour de vie.
Ce travail belge portait toutefois sur le lymphœdème chronique progressif, affection apparentée mais distincte, propre aux races de trait. Ce qui s'en transpose est le contraste entre races, non la conclusion sur la gale de boue ordinaire. Une petite étude américaine sur 15 chevaux malades situe le tableau : quatre étaient positifs aux acariens, et tous portaient des fanons. La gale chorioptique y est tenue pour un diagnostic différentiel important chez les chevaux à fanons.
Toute gale de boue est-elle une gale à acariens ?
Non. Dans une étude de terrain sur 37 chevaux de trait gravement atteints d'une forme verruqueuse, aucun lien n'existait entre la sévérité et l'infestation. Les acariens sont fréquents chez les chevaux à fanons et ne sont manifestement pas déterminants dans les formes proliférantes avancées. Leur mise en évidence passe par un raclage cutané ou un ruban adhésif, jamais par le seul aspect de la lésion.
La flore cutanée : modifiée, mais pas confondue
Le deuxième lien constamment retrouvé concerne la communauté bactérienne de la peau. Une étude cas-témoins suisse a examiné 80 chevaux, chacun avec un paturon malade et un paturon sain. Du côté malade, la diversité bactérienne était nettement moindre, et la composition s'écartait d'autant plus que les lésions étaient sévères, surtout dans la famille des staphylocoques. Le travail conclut expressément que le rôle de ces bactéries dans l'apparition reste à élucider.
Un second travail bernois a comparé 105 chevaux malades à 95 chevaux sains. Staphylococcus aureus était détectable sur 59,0 pour cent des paturons malades et sur 6,3 pour cent des sains ; dans le nez, 59,0 contre 8,4 pour cent, et les germes du nez et du membre étaient souvent apparentés. Huit isolats étaient résistants à la méticilline. Les auteurs restent prudents : le résultat suggère une contribution à l'apparition, sans la prouver, car les deux études mesurent à un instant unique et ne peuvent dire si la colonisation a précédé la lésion ou l'a suivie.
Ce qui n'est justement pas retrouvé régulièrement : champignons et Dermatophilus
Deux agents figurent presque toujours en tête des textes de conseils, et tous deux résistent mal à l'examen. Dermatophilus congolensis passe pour le germe classique de la gale de boue. Dans une étude américaine sur 15 chevaux malades et 8 sains, une détection moléculaire ne l'a trouvé que chez un seul cheval sans fanons, et chez aucun cheval à fanons. Au microscope, des bactéries étaient visibles chez tous les malades, mais jamais des formes correspondant à cet agent.
Pour les champignons cutanés, le bilan est semblable : la culture pour les dermatophytes est restée négative chez les 23 chevaux de cette étude. La revue bernoise aboutit indépendamment au même résultat. Contrairement aux acariens et à la flore cutanée modifiée, un lien avec les infections fongiques n'est pas constamment retrouvé dans la littérature.
Qui est touché : race, fanons, âge, membres blancs
Les facteurs de risque les mieux étayés ne concernent pas l'environnement, mais le cheval lui-même. La revue bernoise cite comme étayés par les données l'âge, la race et des caractères propres aux races, surtout des fanons abondants et un fort tour de canon, pour la fréquence comme pour la sévérité. Les membres postérieurs et non pigmentés sont plus souvent touchés. Les effets génétiques sont tenus pour complexes chez les races de trait, et aucun test génétique commercialisé n'existe.
Proportion de chevaux touchés dans une étude portant sur 917 chevaux de trait allemands âgés de 2,5 à 26 ans.
Race
Proportion avec gale de boue
Trait de la Forêt-Noire
47,5 pour cent
Trait du sud de l'Allemagne
58,5 pour cent
Trait du Mecklembourg
76,4 pour cent
Trait de Saxe-Thuringe
84,3 pour cent
Trait du Schleswig
86,0 pour cent
Trait rhénan allemand
96,1 pour cent
Pour la Suisse, une étude porte sur 974 Franches-Montagnes de trois ans. 15,2 pour cent montraient des signes cliniques. Le déterminant n'était pas la robe, sans lien avec les observations cutanées, mais la peau non pigmentée du membre concerné : les membres à balzanes blanches étaient 2,6 fois plus souvent touchés que les pigmentés. La proportion de balzanes a plus que doublé dans cette population en trente ans. Pourquoi cette peau est plus vulnérable, par l'ensoleillement, par une autre fonction de barrière ou par des caractères transmis avec elle, reste ouvert.
Humidité, boue et été : ce que donnent les données météorologiques
Peu d'explications sont aussi répandues que le pré détrempé, et aussi mal établies. La revue bernoise qualifie expressément de non concluantes les données sur la pluie et l'humidité. Cela contredit l'hypothèse courante d'une action prolongée de l'humidité comme facteur préparant, voire déclenchant.
La seule série temporelle disponible suit six étalons Franches-Montagnes, dont quatre atteints, en conditions de détention identiques, sur douze mois consécutifs, avec examen et prélèvement mensuels. Les lésions tendaient à s'aggraver en automne et au début du printemps. Aucun lien net n'est apparu en revanche entre la sévérité et les précipitations : les scores élevés étaient précédés aussi souvent de faibles que de fortes pluies. Les auteurs jugent eux-mêmes leurs observations provisoires et le groupe trop petit pour conclure. Fait notable, la météo agissait plus fortement sur la flore bactérienne des paturons malades que sur celle des sains.
Pourquoi mon cheval a-t-il la gale de boue en été ?
Les études n'apportent à cela aucune réponse solide. Elles disent seulement que l'équation humidité égale gale de boue ne s'est pas vérifiée dans la seule observation disponible. Acariens et peau non pigmentée agissent toute l'année, et dans cette même observation les lésions s'aggravaient aussi au printemps. Un été sec n'est donc pas une protection.
Foyers d'écurie : la piste que l'on cherche rarement
La gale de boue passe pour un problème du cheval isolé. Deux travaux finlandais montrent qu'elle peut aussi survenir en foyer. En 2021 et 2022, la Finlande a connu une recrudescence nationale d'une dermatite pustuleuse et vésiculeuse du paturon ; dans les écuries touchées, environ un tiers des chevaux tombait malade, parfois gravement. Un parapoxvirus équin, connu seulement depuis 2013, a été désigné comme déclencheur probable. Le principal facteur de risque était la détention de chevaux de course, et les écuries touchées signalaient souvent des participations à des courses avant la maladie.
Un travail de suivi a examiné l'environnement des écuries. Sur 138 échantillons exploités, 24 étaient positifs pour du matériel génétique viral, et cinq des six écuries touchées en comptaient au moins un : sur le matériel de pansage, l'équipement des boxes, la litière et les mains des soignants. La mise en évidence de matériel génétique n'est toutefois pas la preuve d'un virus capable de se multiplier, et il n'a pas été montré qu'un objet ait réellement transmis la maladie.
Des bactéries peuvent aussi se propager ainsi. Dans une écurie finlandaise, Corynebacterium diphtheriae et Corynebacterium ulcerans ont été mis en évidence en 2021 chez cinq chevaux atteints, deux isolats produisant une toxine. La source est restée inconnue malgré l'enquête, les personnes de contact testées étaient négatives, et tous les chevaux ont guéri. De tels foyers sont des possibilités documentées, non des causes fréquentes : aucun chiffre n'existe pour la Suisse, et aucun test de routine hors de Finlande.
Pourquoi elle revient : ce qui manque régulièrement au bilan
Une enquête suisse auprès des détenteurs de 123 chevaux dresse un tableau net. 92 pour cent des chevaux étaient atteints au moment de l'entretien, et sur 115 réponses exploitables, 62 pour cent concernaient des chevaux ayant déjà eu la gale de boue au moins quatre fois. 69 pour cent des décisions de traitement ont été prises sans avis vétérinaire. Sur 150 crèmes de soin et de plaies utilisées, 14 étaient prescrites. Chez près d'un tiers, un cabinet n'a été consulté qu'à l'apparition de la douleur ou de la boiterie.
C'est là que la boucle se referme. Selon le même travail, l'automédication complique la détermination de la cause et rend le traitement souvent plus long et plus coûteux. Elle modifie aussi ce qu'un bilan ultérieur peut encore trouver : dans l'étude sur 16 chevaux, le résultat bactériologique dépendait du traitement antérieur.
Traiter une cause trouvée ne guérit pas automatiquement la peau, comme le montrent les rares essais. Dans un essai randomisé en double aveugle sur 32 Bretons espagnols, le nombre d'acariens a nettement baissé sous la combinaison, mais les lésions cutanées ne se sont améliorées que peu, et rien n'a changé chez les plus gravement atteints ; les auteurs l'attribuent à la brève durée de l'étude, soixante-dix jours. Dans un essai contre placebo sur 19 chevaux de trait, prurit et lésions de gale avaient nettement reculé après un traitement acaricide réussi, mais pas le score des plis cutanés, mesure de la transformation tissulaire installée.
Parfois, même le bilan le plus minutieux ne trouve rien. Dans une série de 20 chevaux atteints d'une inflammation des vaisseaux du paturon, aucune cause sous-jacente n'a pu être déterminée malgré l'examen des tissus, la réponse au traitement était mauvaise et le pronostic réservé.
Alimentation : beaucoup d'affirmations, peu de vérifications
Dans les forums et la publicité, l'alimentation est un thème permanent : trop de protéines, trop peu de zinc, une acidification. Pour aucune, cette recherche n'a trouvé d'étude chez le cheval qui l'aurait vérifiée. Ce n'est pas une preuve du contraire, mais une lacune : ces affirmations n'ont pas été réfutées, elles n'ont jamais été examinées.
Il existe deux observations sans intervention. Dans une étude sur 493 chevaux de trait rhénans atteints de lymphœdème chronique progressif, l'ensilage préfané et les concentrés en hiver allaient de pair avec des scores plus élevés, le pâturage et une litière propre avec des scores plus bas. Le poids le plus lourd revenait cependant à la région d'élevage, au sexe et à l'âge : les étalons atteignaient des valeurs 1,92 fois plus élevées que les hongres et 5,02 fois plus que les juments. Dans l'étude de terrain sur 37 chevaux de trait à forme verruqueuse, les quantités de maïs et d'avoine influençaient un peu la sévérité.
Les deux observations concernent des races de trait et des formes chroniques, aucune n'est corrigée pour d'autres influences, et dans aucune on n'a modifié quoi que ce soit avant de mesurer. Qui en tire une recommandation alimentaire confond une observation avec un essai.
Carte des causes de la gale de boue : ce qui a réellement été vérifié pour chaque cause citée
Tableau original
Pour chaque cause fréquemment citée dans les textes de conseils et les suggestions de recherche, on a reporté le protocole d'étude méthodologiquement le plus solide trouvé dans cette recherche, avec la population examinée, le résultat rapporté et, dans la dernière colonne, la conclusion que ce protocole ne permet précisément pas de tirer.
Cause citée
Meilleur protocole trouvé
Population examinée
Résultat rapporté
Ce qui n'en découle pas
Acariens Chorioptes
Étude transversale avec comparaison de races, plus des essais de traitement contrôlés
156 chevaux de trait belges contre 142 chevaux de sang
92,31 pour cent des chevaux de trait infestés, aucun cheval de sang
Que l'acarien déclenche la lésion : il peut aussi coloniser une peau déjà altérée
Staphylococcus aureus
Étude cas-témoins avec séquençage du génome
105 chevaux malades contre 95 chevaux sains
Détectable sur le paturon chez 59,0 contre 6,3 pour cent
Que la colonisation ait précédé la lésion dans le temps
Flore cutanée perturbée
Étude cas-témoins, paturon malade contre paturon sain du même cheval
80 chevaux en Suisse
Diversité moindre, écart plus marqué pour les lésions sévères
Que ce déplacement soit cause et non conséquence
Dermatophilus congolensis
Étude transversale avec détection moléculaire
15 chevaux malades et 8 chevaux sains dans le sud des États-Unis
Détectable chez un seul cheval sans fanons, chez aucun cheval à fanons
Que l'agent ne joue jamais de rôle : le groupe est trop petit pour cela
Champignons cutanés et dermatophytes
Culture fongique dans la même étude transversale, plus une revue narrative
23 chevaux d'une seule région ; revue sans recherche systématique
Culture négative chez tous ; dans la revue, aucun lien constant
Qu'aucun champignon ne soit jamais en cause chez aucun cheval
Humidité et précipitations
Étude de suivi prospective sur douze mois
6 étalons Franches-Montagnes dans des conditions identiques
Aggravation en automne et au printemps, sans lien net avec la pluviométrie
Que l'humidité soit sans importance : six chevaux ne peuvent en décider
Peau non pigmentée, balzanes blanches
Étude transversale sur une classe d'âge entière
974 Franches-Montagnes de trois ans en Suisse
2,6 fois plus souvent aux membres avec balzanes ; robe sans lien
Que la dépigmentation soit elle-même le mécanisme
Race et fanons
Études transversales dans plusieurs races
917 chevaux de trait allemands, 493 chevaux de trait rhénans
Fréquence selon la race entre 47,5 et 96,1 pour cent
Que ces ordres de grandeur valent pour les races de selle
Parapoxvirus équin
Enquête de foyer avec échantillons d'environnement
Recrudescence nationale en Finlande, 6 écuries touchées et 2 de comparaison
Environ un tiers des chevaux malades par écurie ; matériel génétique sur le pansage et dans la litière
Qu'il s'agisse d'une cause fréquente hors de Finlande
Corynébactéries productrices de toxine
Série de cas avec séquençage du génome
5 chevaux d'une écurie finlandaise
Tous positifs, source jamais trouvée malgré l'enquête
Que ces germes soient fréquents dans la gale de boue ordinaire
Excès de protéines et autres erreurs alimentaires
Aucune étude d'intervention trouvée, seulement des liens observés
493 chevaux de trait rhénans, 37 chevaux de trait à forme verruqueuse
Ensilage préfané et concentrés en hiver avec des scores plus élevés, pâturage avec des scores plus bas
Qu'un changement d'alimentation améliore ou provoque la gale de boue
Que toute gale de boue tenace cache une inflammation des vaisseaux
Limites et incertitudes
Il n'existe à ce jour aucune revue systématique sur cette affection. Les deux synthèses les plus citées, de 2013 et de 2023, sont des revues narratives sans recherche systématique, sans évaluation formelle de la qualité des études et sans synthèse quantitative ; les auteurs de 2023 relèvent eux-mêmes que les travaux originaux évalués par les pairs sont rares sur de nombreux aspects de ce syndrome complexe.
La consigne rédactionnelle d'appuyer au moins la moitié des sources sur le niveau revue systématique, méta-analyse ou essai randomisé n'est pas tenable dans ce domaine : seuls trois des travaux utilisés ici atteignent ce niveau, tout le reste étant des études cas-témoins, transversales et de suivi, ainsi que des séries de cas.
Presque toutes les études disponibles mesurent à un instant unique. Savoir si les acariens, les staphylocoques ou une flore cutanée modifiée précèdent la lésion ou ne s'installent que sur une peau déjà altérée ne peut, par principe, pas être tranché avec ce type de protocole.
Une grande part des chiffres solides provient de races de trait et concerne le lymphœdème chronique progressif, une affection apparentée mais distincte. Ces résultats ne sont que partiellement transposables à la gale de boue ordinaire d'un cheval de selle, et la comparaison entre races mêle infestation par les acariens, fanons, morphologie et génétique.
Les essais de traitement disponibles portent sur 19 à 37 chevaux, le plus souvent d'une seule race et souvent d'une seule exploitation, avec des suivis de soixante-dix jours à six mois. Pour une maladie de peau chronique et récidivante, c'est court, et dans un essai 16 des 37 chevaux inclus ont abandonné en cours de route.
Les causes alimentaires fréquemment citées, comme un excès de protéines, n'ont été vérifiées dans aucune étude d'intervention chez le cheval au cours de cette recherche. Elles ne sont donc ni établies ni réfutées, et les données alimentaires existantes sont de pures observations, non corrigées pour la conduite de l'exploitation.
Questions ouvertes
Le déplacement de la flore cutanée précède-t-il la lésion, ou en est-il la conséquence ? Seules des études de suivi sur des chevaux initialement sains pourraient y répondre.
Pourquoi la peau non pigmentée est-elle plus vulnérable : par l'ensoleillement, par une autre fonction de barrière, ou par des caractères transmis avec la dépigmentation ?
Déterminer la cause sous-jacente avant de traiter améliore-t-il réellement le résultat ? Cet avis d'expert, répété depuis des années, n'a jamais été vérifié dans un essai.
Quelle est la fréquence des foyers dus au parapoxvirus équin hors de Finlande, et combien en trouverait-on si on les cherchait systématiquement ?
Questions fréquentes
Pourquoi la gale de boue revient-elle sans cesse chez mon cheval ?
Parce que la gale de boue n'est pas une maladie unique que l'on élimine une fois pour toutes, mais un schéma de réaction reposant sur un terrain le plus souvent permanent. La race, les fanons, le tour de canon, l'âge et la peau non pigmentée comptent parmi les facteurs de risque les mieux étayés, et aucun ne peut être modifié. Dans une enquête suisse auprès des détenteurs, 62 pour cent des chevaux avaient déjà connu au moins quatre épisodes. Le même travail montre une seconde raison : 69 pour cent des décisions de traitement ont été prises sans avis vétérinaire, ce qui complique la détermination de la cause sous-jacente et rend le traitement souvent plus long et plus coûteux.
Est-ce donc une gale de boue ou bien des acariens ?
Ce n'est pas l'un ou l'autre. La gale de boue décrit l'aspect de la peau ; les acariens Chorioptes sont une cause possible derrière cet aspect, et c'est celle qui, dans la littérature, l'accompagne le plus constamment. Dans une étude belge, 92,31 pour cent des chevaux de trait portaient des acariens, contre aucun des 142 chevaux de sang du même pays. Chez les chevaux à fanons, la gale chorioptique est donc tenue pour un diagnostic différentiel important. Elle ne se reconnaît pas à l'aspect de la lésion, mais uniquement par un raclage cutané ou un ruban adhésif, donc par un examen vétérinaire.
Mon cheval a la gale de boue en été, alors que tout est sec. Comment est-ce possible ?
L'équation humidité égale gale de boue ne résiste pas aux données. La revue bernoise qualifie expressément de non concluants les éléments sur la pluie et l'humidité. Dans la seule observation de suivi disponible, six étalons Franches-Montagnes sur douze mois, les lésions s'aggravaient en automne et au début du printemps, et les degrés de sévérité élevés étaient précédés aussi souvent de faibles que de fortes précipitations. L'infestation par les acariens, la peau non pigmentée et la prédisposition du cheval agissent toute l'année. Un été sec n'est donc pas une protection, et une gale de boue en juillet n'a rien de contradictoire.
Les membres blancs sont-ils vraiment plus vulnérables ?
Oui, c'est l'un des résultats les plus clairs. Dans une étude sur 974 Franches-Montagnes de trois ans, 15,2 pour cent montraient des signes cliniques de gale de boue, et les membres portant des balzanes blanches étaient 2,6 fois plus souvent touchés que les membres pigmentés. La contre-épreuve est remarquable : la robe du cheval n'avait aucun lien avec les observations cutanées. Il s'agit donc de la peau non pigmentée du membre concerné, non des gris ou des alezans. Pourquoi il en va ainsi, par l'ensoleillement, par une autre fonction de barrière ou par des caractères transmis avec elle, cette étude ne le dit pas.
Mon cheval peut-il se contaminer à l'écurie auprès des autres ?
Pour certains agents, c'est documenté ; pour la gale de boue ordinaire, non. En Finlande, une recrudescence nationale d'une dermatite pustuleuse du paturon a eu lieu en 2021 et 2022, avec environ un tiers des chevaux malades dans chaque écurie touchée ; un parapoxvirus équin est tenu pour le déclencheur probable. Un travail de suivi a retrouvé du matériel génétique viral sur le matériel de pansage, l'équipement des boxes, la litière et les mains des soignants. La mise en évidence de matériel génétique n'est toutefois pas la preuve d'un virus capable de se multiplier. Rien n'a été relevé en Suisse, et un test de routine n'existe pas hors de Finlande.
Est-ce l'alimentation, un excès de protéines ?
Il n'existe aucune vérification, ni dans un sens ni dans l'autre. Cette recherche n'a trouvé aucune étude chez le cheval ayant examiné un excès de protéines, une carence en zinc ou une acidification comme cause de la gale de boue. On ne dispose que d'observations : chez 493 chevaux de trait rhénans allemands atteints de lymphœdème chronique progressif, l'ensilage préfané et les aliments concentrés en hiver allaient de pair avec des scores plus élevés, le pâturage et une litière propre avec des scores plus bas. Rien n'a été corrigé, rien n'a été modifié, et le poids le plus lourd revenait de toute façon à la région d'élevage, au sexe et à l'âge. Aucune recommandation alimentaire n'en découle.
Puis-je me contaminer moi-même en soignant mon cheval ?
Rapporté isolément, rare dans l'ensemble. Dans le foyer finlandais, des atteintes cutanées ont été occasionnellement décrites chez des personnes, ce qui indique une transmission possible. Dans une écurie finlandaise, Corynebacterium diphtheriae et Corynebacterium ulcerans ont été mis en évidence chez cinq chevaux atteints de dermatite du paturon, deux isolats produisant une toxine ; toutes les personnes de contact testées sont restées négatives, et la source n'a jamais été trouvée malgré l'enquête. Les investigateurs ont néanmoins recommandé des gants et une hygiène des mains lors des soins aux lésions cutanées. Ce sont des événements isolés et documentés, non un risque quotidien ni un motif d'inquiétude.
Sources
Gerber V, Kaiser-Thom S, Oesch S. Equine pastern dermatitis: a narrative review on clinical presentation, diagnosis, risk factors, prevention, and therapeutic approaches. Journal of the American Veterinary Medical Association, 2023 (Autre | Cheval)DOI 10.2460/javma.22.12.0569 Revue narrative : la gale de boue est un schéma de réaction non spécifique de la peau des membres inférieurs et non un diagnostic ; le lien avec l'infestation par Chorioptes et avec une flore cutanée perturbée est constamment retrouvé, celui avec les infections fongiques ne l'est pas, et aucune causalité n'est établie pour aucun agent.
Yu AA. Equine Pastern Dermatitis. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice, 2013 (Autre | Cheval)DOI 10.1016/j.cveq.2013.09.003 Revue clinique d'un auteur unique : la gale de boue serait à traiter comme un syndrome et non comme un diagnostic, et déterminer la cause sous-jacente avant de traiter serait la clé pour réduire les échecs thérapeutiques, cet avis d'expert n'ayant jamais été vérifié dans un essai.
Kaiser-Thom S, Hilty M, Axiak S, Gerber V. The skin microbiota in equine pastern dermatitis: a case-control study of horses in Switzerland. Veterinary Dermatology, 2021 (Étude cas-témoins | Cheval)DOI 10.1111/vde.12955 Chez 80 chevaux présentant chacun un paturon malade et un paturon sain, la diversité bactérienne était moindre du côté malade et la composition d'autant plus déplacée que les lésions étaient sévères, les auteurs qualifiant expressément le rôle des bactéries dans l'apparition de la maladie de non élucidé.
Kaiser-Thom S, Hilty M, Ramseyer A, Epper P. The relationship between equine pastern dermatitis, meteorological factors, and the skin microbiota. Veterinary Dermatology, 2022 (Étude de cohorte | Cheval)DOI 10.1111/vde.13045 Chez six étalons Franches-Montagnes dans des conditions identiques sur douze mois, les lésions tendaient à s'aggraver en automne et au début du printemps, mais aucun lien net avec les précipitations n'est apparu, les scores élevés étant précédés aussi souvent de faibles que de fortes précipitations ; les observations sont tenues pour provisoires.
Kaiser-Thom S, Gerber V, Collaud A, Hurni J. Prevalence and WGS-based characteristics of Staphylococcus aureus in the nasal mucosa and pastern of horses with equine pastern dermatitis. BMC Veterinary Research, 2022 (Étude cas-témoins | Cheval)DOI 10.1186/s12917-021-03053-y Chez 105 chevaux malades et 95 chevaux sains, Staphylococcus aureus était détectable sur 59,0 pour cent des paturons malades contre 6,3 pour cent des paturons sains, huit isolats étaient résistants à la méticilline, et les auteurs ne formulent une contribution à l'apparition de la maladie que comme une hypothèse.
Sangiorgio DB, Hilty M, Kaiser-Thom S, Epper PG. The influence of clinical severity and topical antimicrobial treatment on bacteriological culture and the microbiota of equine pastern dermatitis. Veterinary Dermatology, 2021 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1111/vde.12912 Chez 16 chevaux malades et 32 membres examinés, les résultats bactériologiques dépendaient tant de la sévérité que d'un traitement antimicrobien déjà administré, et les streptocoques bêta-hémolytiques ainsi que Trueperella pyogenes ne se trouvaient qu'aux membres non traités des chevaux gravement atteints.
Oesch S, Kaiser-Thom S, Vidondo B, Gerber V. Owner reported clinical signs and -treatment decisions in equine pastern dermatitis. Schweizer Archiv für Tierheilkunde, 2022 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.17236/sat00356 Sur 123 chevaux, 69 pour cent des décisions de traitement ont été prises sans avis vétérinaire, 62 pour cent des chevaux avaient connu au moins quatre épisodes, et chez près d'un tiers un cabinet n'a été consulté qu'en cas de douleur ou de boiterie, ce qui complique selon les auteurs la détermination de la cause.
Brys M, Claerebout E, Saey V, Chiers K. High prevalence of Chorioptes bovis: an important factor in chronic progressive lymphedema in Belgian draft horses. Veterinary Research Communications, 2025 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1007/s11259-025-10695-y 144 des 156 chevaux de trait belges, soit 92,31 pour cent, étaient infestés par Chorioptes bovis, alors que chez 142 chevaux de sang du même pays on ne trouvait ni acarien ni lymphœdème ; les auteurs présentent l'acarien comme un possible cofacteur, non comme la cause.
Carbonell JD, Fernandez N, Escobar MJ, Alvarez MT. Comparative Efficacy of Topical Pyrethroids and Benzoyl Peroxide for Treating Chorioptic Mange in Spanish-Breton Horses. Journal of Parasitology Research, 2025 (Essai randomisé | Cheval)DOI 10.1155/japr/8948099 Dans un essai randomisé en double aveugle sur 32 Bretons pendant soixante-dix jours, le nombre d'acariens a nettement plus baissé sous la combinaison, mais les lésions cutanées ne se sont améliorées que de façon limitée et pas du tout chez les chevaux les plus gravement atteints, ce que les auteurs attribuent à la brève durée de l'étude.
Brys M, Claerebout E, Chiers K. Alleviating lesions of chronic progressive lymphedema in Belgian draft horses by successfully treating Chorioptes bovis infestation with moxidectin 0.5% pour-on. Veterinary Parasitology, 2023 (Essai randomisé | Cheval)DOI 10.1016/j.vetpar.2023.110074 Dans un essai contre placebo sur 19 chevaux de trait, le prurit et les lésions de gale avaient nettement reculé après le traitement acaricide, mais pas le score des plis cutanés, mesure de la transformation tissulaire installée, et chez trois des dix chevaux traités des acariens sont réapparus après 24 semaines.
Rufenacht S, Roosje PJ, Sager H, Doherr MG. Combined moxidectin and environmental therapy do not eliminate Chorioptes bovis infestation in heavily feathered horses. Veterinary Dermatology, 2011 (Essai contrôlé | Cheval)DOI 10.1111/j.1365-3164.2010.00892.x Dans un essai en double aveugle contre placebo sur 19 chevaux très fournis en fanons pendant 180 jours, le traitement acaricide par voie orale associé au traitement de l'environnement est resté sans effet sur le nombre d'acariens et sur les signes cliniques ; seules les croûtes étaient plus fréquentes dans le groupe placebo.
Thomas J, Narkowicz C, Peterson GM, Jacobson GA. Randomised controlled trial of the treatment of pastern dermatitis with a formulation containing kunzea oil. Veterinary Record, 2009 (Essai randomisé | Cheval)DOI 10.1136/vr.164.20.619 Sur 37 chevaux randomisés, 21 seulement ont terminé l'étude ; la préparation à l'huile de kunzea a nettement réduit la surface des lésions après sept jours, ce que l'antifongique comparé n'a pas fait, sans qu'aucun diagnostic mycologique, aucun groupe placebo ni aucun suivi des rechutes n'ait été prévu.
Aufox EE, Frank LA, May ER, Kania SA. The prevalence of Dermatophilus congolensis in horses with pastern dermatitis using PCR to diagnose infection in a population of horses in southern USA. Veterinary Dermatology, 2018 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1111/vde.12659 Chez 15 chevaux malades et 8 chevaux sains, Dermatophilus congolensis n'a été mis en évidence que chez un seul cheval sans fanons et chez aucun cheval à fanons, la culture fongique pour les dermatophytes est restée négative chez tous, tandis que la gale chorioptique accompagnait souvent le tableau chez les chevaux à fanons.
Virtanen J, Hautala K, Utriainen M, Dutra L. Equine dermatitis outbreak associated with parapoxvirus. Journal of General Virology, 2023 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1099/jgv.0.001940 Lors d'une recrudescence nationale finlandaise de 2021 à 2022, environ un tiers des chevaux de chaque écurie touchée a développé une dermatite pustuleuse et vésiculeuse du paturon ; un parapoxvirus équin a été désigné comme déclencheur probable et le principal facteur de risque était la détention de chevaux de course.
Tervo S, Aaltonen K, Hautala K, Utriainen M. Detection of equine parapoxvirus in the stable environment during pastern dermatitis outbreak in Finland. Acta Veterinaria Scandinavica, 2026 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1186/s13028-026-00870-9 Sur 138 échantillons d'environnement exploités provenant d'écuries finlandaises, 24 étaient positifs pour du matériel génétique viral, et cinq des six écuries touchées avaient au moins un échantillon positif sur le matériel de pansage, l'équipement des boxes, la litière ou les mains des soignants, la mise en évidence de matériel génétique n'attestant pas d'un virus capable de se multiplier.
Gronthal TSC, Lehto AK, Aarnio SS, Eskola EK. Pastern dermatitis outbreak associated with toxigenic and non-toxigenic Corynebacterium diphtheriae and non-toxigenic Corynebacterium ulcerans at a horse stable in Finland, 2021. Zoonoses and Public Health, 2023 (Série de cas | Cheval)DOI 10.1111/zph.13090 Cinq chevaux d'une écurie finlandaise étaient positifs pour Corynebacterium diphtheriae ou Corynebacterium ulcerans, deux isolats produisant une toxine ; la source de l'infection n'a jamais été trouvée malgré l'enquête, toutes les personnes de contact testées sont restées négatives et tous les chevaux ont guéri.
Wallraf A, Hamann H, Deegen E, Ohnesorge B. Untersuchung zur Prävalenz von Mauke bei deutschen Kaltblutpferderassen. Berliner und Münchener Tierärztliche Wochenschrift, 2004 (Étude transversale | Cheval)PMID 15046463 Chez 917 chevaux de trait allemands, la proportion d'animaux touchés se situait selon la race entre 47,5 et 96,1 pour cent, les quatre membres ou les deux postérieurs étant le plus souvent atteints, et la race, l'âge, le sexe ainsi que la position du membre influençaient nettement la survenue.
Geburek F, Deegen E, Hewicker-Trautwein M, Ohnesorge B. Zur Entstehung von Warzenmauke bei Kaltblutpferden. Teil II: Klinische Untersuchungen. Deutsche Tierärztliche Wochenschrift, 2005 (Étude transversale | Cheval)PMID 16124697 Chez 37 chevaux de trait atteints d'une forme verruqueuse, il n'existait aucun lien entre la sévérité et le sexe, la race, le travail fourni, l'entretien du poil ou l'infestation par Chorioptes, mais bien avec l'âge, l'état des pieds, le tour de canon, l'hygiène de l'écurie et les quantités de maïs et d'avoine distribuées.
Federici M, Gerber V, Doherr MG, Klopfenstein S. Association of skin problems with coat colour and white markings in three-year-old horses of the Franches-Montagnes breed. Schweizer Archiv für Tierheilkunde, 2015 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.17236/sat00026 Chez 974 Franches-Montagnes de trois ans, 15,2 pour cent montraient des signes cliniques de gale de boue, les membres portant des balzanes blanches étaient 2,6 fois plus souvent touchés que les membres pigmentés, tandis que la robe n'avait aucun lien avec les affections cutanées.
Psalla D, Rufenacht S, Stoffel MH, Chiers K. Equine pastern vasculitis: a clinical and histopathological study. The Veterinary Journal, 2013 (Série de cas | Cheval)DOI 10.1016/j.tvjl.2013.09.001 Chez 20 chevaux atteints d'une inflammation des vaisseaux du paturon, aucune cause sous-jacente n'a pu être déterminée et aucun caractère histologique n'a pu être rattaché à un tableau clinique donné ; la réponse au traitement était mauvaise et le pronostic réservé.
Sievers J, Distl O. Prevalence of Chronic Progressive Lymphedema in the Rhenish German Draught Horse. Animals, 2023 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.3390/ani13060999 Chez 493 chevaux de trait rhénans allemands, la région d'élevage, le sexe et l'interaction de l'âge et du sexe pesaient le plus lourd, tandis que l'ensilage préfané et les aliments concentrés en hiver allaient de pair avec des scores plus élevés, le pâturage et une litière propre avec des scores plus bas, le tout comme pure observation sans intervention.
ForschungPferd (2026). Gale de boue chez le cheval : quelles causes sont établies, et lesquelles ne le sont pas. ForschungPferd, Français. https://forschungpferd.ch/fr/sante-equine/gale-de-boue-causes-bilan/